Étrangère est un récit qui raconte mon anorexie. Grâce à l’écriture de ce livre, j’ai pu trouver beaucoup de réponses et de soulagements que j’espère partager avec ceux qui sont liés de près ou de loin à cette maladie. J’ai toujours écrit. Depuis toute petite, j’écris des histoires, réelles ou inventées. Depuis quelques années, j’ai aussi l’habitude de noter mes réflexions diverses sur les comportements humains, sur moi, sur les différents tracas de mon quotidien. Cela me permet de poser ces réflexions noir sur blanc, de ne plus avoir à y penser, et de laisser de la place pour d’autres états d’âmes. Le sujet de l’anorexie revenait souvent dans mes récits. Lorsque sous les conseils d’une amie, je me suis lancée à écrire un livre, l’idée de raconter mon anorexie m’est apparu évident. Cela m’a permis de poser les choses et de comprendre encore mieux ce qui s’était passé.
J’ai donc écrit ce récit relativement rapidement parce que j’avais déjà beaucoup avancé dans ma tête et parce que je racontais mon histoire, celle qui m’a le plus marquée. J’écrivais quand j’en avais envie, quand j’en ressentais le besoin. Il m’a fallu prendre quelques jour entre chaque sessions d’écriture pour décanter mes émotions et mes idées qui s’entremêlaient, car c’était quand même un sujet difficile à aborder pour moi. Je ne me suis pas posée beaucoup de questions sur le devenir de ce récit. Je ne l’écrivais pas dans un but précis, encore moins lucratif. C’était avant tout une thérapie personnelle ponctuée d’un léger espoir d’aider un jour une ou plusieurs personnes grâce à mon histoire.
Dans ce livre, on découvre chronologiquement la descente aux enfers d’une gamine de 15 ans qui plonge dans l’anorexie et qui tente malgré tout de se (re)construire. Cette gamine, c’est moi, et j’explique comment j’ai fait pour vivre avec la maladie que je personnifie sous le nom de l’Etrangère.

