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Nous avons analysé 2000 couvertures de livres. Voici ce que nous avons appris. [Etude]

La couverture d’un livre est le moyen numéro un d’attirer l’œil du futur lecteur. Sur les librairies en ligne, au milieu d’une jungle de livres, dans les salons, sur une table au milieu d’autres livres : si votre couverture se démarque, les lecteurs vont cliquer ou la choisir. Les conseils pour la création d’une bonne couverture de livre sont légions.

Mais qu’est-ce qu’une bonne couverture ? Et quels sont les codes selon les genres littéraires ?
Nous avons analysé 2000 couvertures de livres, parmi les « Top 100 » meilleures ventes de livres en France, sur Amazon. Voici ce que nous avons découvert, et la synthèse des meilleures pratiques pour que vous puissiez créer les meilleures couvertures possibles pour vos livres.

Résumé de nos conclusions majeures

  • Les couvertures d’auto-édités sont majoritairement moins abouties que les couvertures de livres édités, même pour des livres dans le Top 100.
  • Nous avons découvert que le titre occupe en moyenne 25% de l’espace en hauteur. C’est beaucoup.
  • 67% des couvertures respectent les codes de leur genre littéraire, au premier coup d’œil. La couverture est un vrai facteur d’identification.
  • La mise en forme des titres doit rester simple pour être très lisible; et les meilleures couvertures sont très simples dans leurs textes.
  • Certains genres nécessitent des photos ou dessins très travaillés, pas d’autres. Les différences sont marquantes.
  • Le titre est lisible au premier coup d’œil, dans 57% des cas.
  • Seulement 5 % des couvertures étudiées présentent de gros défauts.

 

 

La méthodologie de l’étude

Nous avons choisi d’analyser les couvertures de livres de 20 classements « Top 100 meilleures ventes » sur Amazon.fr, en format Broché comme en format e-book. Les 20 catégories sont les Livres pour enfants, les Livres pour adolescents, la Romance, les Romans, les Polars, la Spiritualité, le Fantasy, le Bien être, les Sciences humaines, les Voyages, l’Ésotérisme, les Loisirs créatifs, le thème Nature et animaux, les Essais et livres de société, la Science-Fiction, la Santé, les livres d’Histoire.          

Ce sont tous des livres qui se vendent entre 2000 et 30 000 exemplaires par an. La crème de la crème.

L’étude a été réalisée en 2020. Cette analyse s’est faite à une date précise et au même moment. Les classements varient en fonction des ventes, si vous refaites l’analyse, vous ne tomberez pas exactement sur les mêmes résultats.

Nous avons observé les couvertures en taille « icône », c’est-à-dire en petit dans les listes de livres,  pour mieux se mettre dans la peau des lecteurs qui cherchent un livre ou explorent les librairies en ligne.

Pour chaque « Top 100 », nous avons analysé chacune des couvertures selon une grille de critères objectifs, et avons ensuite créé des pourcentages par paliers de 10%, pour analyser chaque catégorie.

Enfin, nous avons observé et analysé les résultats les plus discriminants, pour en tirer des faits marquants et surtout les bonnes pratiques pour créer une couverture comme les livres qui se vendent.

Il existe des classements des plus belles couverture, comme   https://babelio.wordpress.com/2019/12/30/les-plus-belles-couvertures-de-livres-de-2019/

Mais personne n’avait analysé celles qui font le plus vendre. Bienvenue dans notre étude.

 

Partie 1 : les résultats de l’étude

Les auto-édités dans les Tops 100 ?

Nous avons analysé la crème de la crème, des livres travaillés et poussés par des éditeurs de renoms. Donc évidemment, ces Top 100 comportent peu d’auto-édités. Mais il y a de fortes disparités.

La Romance comprend 50% d’auto-édités, les Polars en comprennent 25%. Les livres d’Entreprise et Business 15%, comme les Romans et littérature générale. A l’inverse, les livres jeunesse ne comprennent que 4 livres auto-édités dans le Top 100, les livres de Santé bien-être 5, les Voyages 0, et les Essais 5.

En auto-édition, les images de couvertures sont moins travaillées, moins abouties. En auto-édition, on investit rarement dans une image très travaillée, qui mêle plusieurs photos. Il est vrai que le coût d’une couverture aboutie peut atteindre 200€ pour un résultat de qualité.

Les auto-édités n’appliquent que rarement des bandeaux rouges de promotion avec une citation, ou un nombre de livres vendus, par rapport aux autres best-sellers.

Aucun auteur auto-édités dans les tops du classement n’a utilisé les couvertures « préformartées » proposées par Amazon ou d’autres plateformes de diffusion. C’est donc bien la preuve que vous devez faire vos propres couvertures.

Conclusion : en auto-édition, inspirez-vous des grands.

 

On reconnait le genre immédiatement

Chaque genre littéraire a ses codes graphiques, ses codes de couleur, et son atmosphère.

On reconnait le genre immédiatement pour 67 % des couvertures étudiées.

C’est particulièrement vrai pour les catégories Cuisine & Vins, Livres pour enfants, Romance, Polars, Fantasy, Voyages, et Loisirs créatifs où le taux dépasse les 80%. L’ésotérisme est le genre littéraire où la qualité de la couverture semble être le moins important.

Conclusion : étudiez les codes de couvertures de votre genre littéraire, et collez-y.

Ici le genre est immédiatement perçu.

On lit les titres et sous-titres au premier coup d’œil

Pour 57% des couvertures étudiées, on lit les titres, sous-titres au premier coup d’œil. La police et la taille rendent le titre très lisible.

Les titres sont particulièrement lisibles en Entreprise et Bourse, Loisirs Créatifs, Essais et Actus, Santé. Dans ces catégories, le titre prime d’ailleurs très souvent sur l’image, car le lecteur cherche un contenu, et non des émotions.

En Science-Fiction et Fantasy, le titre n’est lisible au premier coup d’œil que dans 32% des cas.

Voici un auteur en auto-édition qui applique de bonnes pratiques, avec simplicité, mais efficacité (nb : je ne connais pas cet auteur).

 

Ont-elles malgré les ventes de gros défauts ?

Combien de couvertures de livres qui se vendent bien comportent de gros défauts ?

Nous avons comptabilisé 5%  de livres dans les tops 100 de leur catégorie, et qui ont une couverture cumulant plusieurs gros défauts  (lisibilité du titre, couleur, trop chargée, on ne comprend pas le sujet…). Elles sont particulièrement présente en Histoire (30%), Science-Fiction (20%), Sciences Humaines ou Bien être (20%), et Spiritualités (20%).

Conclusion : un livre avec une couverture comportant de gros défauts a peu de chances de réaliser beaucoup de ventes.

 

Combien de couvertures transmettent objectivement des émotions au lecteur ?

Transmettre des émotions, c’est embarquer le futur lecteur dans son univers, dès la couverture. C’est le plonger dans ses couleurs, son monde, ses idées.

La moyenne tous genres confondus est de 55%. Mais il y a de fortes disparités.

Les genres dont les couvertures doivent transmettre des émotions :

  • Cuisine & Vins (90%)
  • Livres pour enfants ou adolescents (80%)
  • La romance (80%)
  • La spiritualité (70%)
  • La Fantasy (75%)
  • Les loisirs créatifs (90%)
  • La Nature et les animaux (80%)

À l’inverse, les livres dont la transmission d’émotion n’est pas un prérequis en couverture :

  • Les livres d’Histoire (20%)
  • Les livres de sciences humaines (5%)
  • Les livres de bien-être (30%)
  • Les romans (20%)
  • Les livres sur l’informatique et les technologies (30%)

Voici quelques exemples. J’ai volontairement mêlé des couvertures d’éditeurs, et d’auteurs indépendants :

Conclusion : selon votre genre, pensez aux émotions que vous transmettez.

 

Combien de caractères sont lisibles immédiatement ?

En moyenne, les titres et sous-titres de couvertures ont 23,5 caractères. C’est peu, environ 4 mots.

Spiritualité et Esotérisme explosent la moyenne, avec 40 et 38 caractères en moyenne. Les livres pour enfants (14), la romance (15), ou la Fantasy (16) sont en bas de fourchette.

Les romans ont en moyenne 25 caractères par titre et sous-titre éventuel.

Dans la plupart des cas, les noms d’auteurs apparaissent en petit.

Faites le test sur votre livre : combien de mots avez-vous ?

Conclusion : les couvertures comprennent peu de mots très lisibles pour le titre et le sous-titre. Les sous-titres sont généralement petits, et l’accent est mis sur le titre, pour qu’il soit très lisible.

 

La photo ou l’image sont-elles simples, ou très travaillées ?

52% des livres ont une photo très travaillée, avec des effets graphiques, ou des dessins personnalisés. C’est particulièrement vrai dans les Livres pour enfants (90%),  cela ne vous surprendra pas, en Polars (92%).

48 % ont simplement une photo surmontée d’un titre, qui peut être mis en forme.

Les livres d’Entreprise et Bourse, d’informatique, les romans grands publics, les livres de Nature et Animaux et de Sciences humaines n’ont qu’à 20 % des photos travaillées.

Bien sûr, il existe des exceptions au bon sens. Qui aurait cru que des livres de cuisine sans photos sur la couverture puissent se vendre ?

Conclusion : la disparité est forte selon les genres. Certains genres ont impérativement besoin d’une couverture très travaillée (plus de 70 % pour : Polars, Enfants, Jeunesse, Fantasy, ésotérisme, Loisirs créatifs, Science-Fiction), pour d’autres, cela n’est pas critique avec un score inférieur à 20% (Histoire, Nature, Sciences-Humaines, Romans, Entreprise, Informatique).

 

Plus de 2 polices pour le titre et le sous-titre ?

Combien de livres comptent plus de 2 polices dans les textes du titre et sous-titre ?

Moins de 10%, sauf pour les catégories Spiritualités, Fantasy, Ésotérisme, et Science Fiction.

Autrement dit, très peu, ce qui amène à penser qu’il faut être sobre sur sa couverture.

De manière générale en tout cas, les polices simples sont plus lisibles. Une grande majorité de titres fait varier la taille des mots, au sein d’un même titre, et d’une même police.

Conclusion : utiliser 2 polices maximum, et rester sobre dans la mise en forme des textes. La lisibilité est reine.

 

Quelle taille pour le titre sur la couverture ?

En moyenne, le titre occupe 25 % de l’espace disponible en hauteur sur la couverture. Certaines catégories explosent la moyenne, ce sont les livres pratiques :

  • Entreprise et Bourse (35% de l’espace)
  • Informatique (40%)
  • Bien-être, Sciences Humaines et Essais (30%)

Plus inattendus, les Polars (30%) présentent des couvertures avec de gros titres.

Pour les romans, la couverture occupe généralement 20% de l’espace.

Voici un exemple typique exemple typique pour un livre pratique. Simple et direct.

Conclusion : le titre doit occuper au moins 25 % de l’espace en hauteur, dans tous les cas, pour vous distinguer. C’est beaucoup.

Quelle mise en forme du nom de l’auteur ?

Le nom de l’auteur est particulièrement visible pour les romans, la romance, les livres de sciences humaines, les essais, et les livres de Santé (souvent le nom d’un médecin ou professeur). Le nom de l’auteur est là, soit pour accréditer la qualité du livre grâce à un patronyme connu, soit pour rassurer le futur lecteur sur l’identité de l’auteur.

Dans les autres cas (particulièrement Entreprise et Bourse, Bien être, Loisirs créatifs, Fantasy, Livres pour enfants), le nom de l’auteur est discret.

 

Bonus : quelques découvertes

  • Les livres de romance ont très peu de commentaires. Contrairement aux autres genres littéraires, le nombre de commentaires de ces livres n’est pas, un discriminant, et la proportion de commentaires/lecteurs est plus faible.
  • Les livres Essais et Actus sont un bon compromis, avec une photo qui généralement prend aux tripes, un grand titre, et un travail de couverture assez minime.

Partie 2 : Les meilleures pratiques

Les différents éléments à surveiller sur une couverture de livre

Voici la check-list des éléments à surveiller lorsque vous commandez ou concevez une couverture :

  • La police
  • L’image, sa mise en forme, ses modifications
  • Le nombre de caractères présents et lisibles immédiatement
  • La mise en forme et la taille du nom de l’auteur
  • Les émotions transmises
  • La taille du titre sur la hauteur

Avoir un titre très gros et lisible

Sur une couverture, l’image et le titre sont ce qui doit sauter aux yeux.

Vérifiez que votre titre est lisible, même quand votre couverture est au format « icône », dans les listes de recherches sur les librairies en ligne.

L’image ne doit pas obstruer la lecture du texte.

Regardez ces couvertures que nous avons réalisées, elles sont lisibles pour la plupart, et le format est  plus petit qu’un format « icône ».

Une bonne pratique : faire varier la taille des mots au sein d’un même titre, et dans une même police, pour faire ressortir certains mots, et gagner de la place.

Choisir une police et des couleurs qui rendent la lecture facile

Choisissez une police qui soit facile à lire, une couleur qui ne fasse pas mal aux yeux, et qui ressorte bien.

Oubliez les combinaisons de couleurs qui se marient mal et qui piquent les yeux. Choisissez une couleur de titre qui contraste suffisamment avec la couleur du fond.

Une bonne pratique : travaillez l’espacement entre les caractères, pour rendre votre titre plus lisible

Ne pas sur-charger la couverture

Une couverture trop chargée (plusieurs images, titre, sous-titre, autre mention …) rend sa lecture difficile. L’œil passe vite à autre chose. Les lecteurs ont envie de s’engager sur une couverture.

Si l’œil n’est pas accroché, il passe au suivant. Vraiment, nous fonctionnons en zappant, en parcourant.

Laissez de l’espace libre, laissez respirer.

Une bonne pratique : une couverture s’évalue toujours en petite taille, taille icône. C’est là que vous pouvez voir si le titre est lisible, et le genre littéraire se devine.

La couverture doit permettre de comprendre votre livre

La couverture de livre doit coller à votre genre littéraire. Elle doit transmettre des émotions liées à celui-ci. Le cliché permet de s’identifier, et de rassurer le lecteur.

Ainsi, un polar présente une majorité de noir, une romance présente des polices italiques et suggestives, un livre d’entreprise présente un titre qui occupe beaucoup d’espace.

Votre couverture de livre doit transmettre des émotions (le plus difficile)

On l’a vu, plus d’une couverture sur deux transmet de réelles émotions, et fait vibrer. Ce sont des couvertures riches, fidèles à leur genre, et évocatrices.

Les gros défauts à éviter

De manière générale, et pour conclure, voici les écueils à éviter  :

  • Une allure non professionnelle, ou un « template » préformaté,
  • Trop de polices différentes,
  • Un titre qui ne contraste pas suffisamment avec le fond,
  • Une couverture ennuyeuse, sans rythme,
  • Des images de mauvaise qualité,
  • Des textes difficilement lisibles.

 

9 Comments

    • Olivier Morel Olivier Morel

      Merci Philippe.
      Je dirais que la couverture est très bonne, et le bandeau est lisible et utile. Un bémol sur la police de AVRIL, qui me semble difficilement lisible.
      Je vois que les lecteurs apprécient en tout cas.
      Olivier

      • Hello Olivier,

        Il faut bien garder un peu de mystère… et tu es bien arrivé à lire ce mot qui sent bon le poisson 🙂 Mais oui, nul n’est parfait 🙂 Merci de ce retour 🙂

        Oui, les lecteurs – majoritairement, il y a toujours quelques uns aux opinions contraires – apprécient 🙂

        Je galère autrement plus sur la couv des prochains…

  1. ETCHEVERRIA Joseph ETCHEVERRIA Joseph

    Félicitation pour cette petite étude offerte. Malheureusement elle arrive un peu tard pour moi (mon livre 1000 PROPOS ET LAPSUS vient de paraître chez THEBOOKEDITION, il y a quelques jours. Dans l’ensemble, pour la couverture, je pense avoir respecté les règles que vous évoquez dans l’étude.
    Pouvez-vous, maintenant, vraiment, m’aider à la promotion du livre? Je suis sceptique, mais je vais cependant étudier vos propositions.
    Merci et bonne soirée. Joseph ETCHEVERRIA

  2. Justin Nathanaël Justin Nathanaël

    Bravo pour cette étude. c’est très pertinente. Et merci bien pour le partage. ça aide beaucoup à perfectionner ma future publication.

  3. Un article très pointu qui arrive à éviter de montrer les mauvais exemples.
    Il ira rejoindre ma liste des “bons conseils” à suivre.

  4. Merci de cet étude complète et très enrichissante.
    Je la partagerai sur les réseaux sociaux ce soir.
    Bonne journée

    • Olivier Morel Olivier Morel

      Merci Camille !

  5. Merci ! Je peinais sur la couverture de mon prochain roman et je vais tenir compte de ton analyse… pour convaincre ma co-auteure. Je pense comme monsieur Jourdain avoir appliqué quelques uns de tes principes sur mes précédentes publication. Marie Seiler

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