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Traduire un livre: 7 conseils pour réussir la traduction et la vente de son livre

Si vous commencez à vendre régulièrement des livres en France, vous serez tentés de traduire un livre et le vendre. Traduire ou faire traduire son livre, puis le diffuser, est un moyen simple d’augmenter votre notoriété, et vos ventes. Un livre est un actif, qui a plusieurs vies. Sa publication en français est une première étape, sa traduction, généralement d’abord en anglais ou en espagnol, est une autre étape importante.

J’ai moi-même fait traduire plusieurs livres.

Mais comment le faire traduire ? Puis comment le publier et le diffuser ? Et comment le faire connaître à l’étranger ? Je vais répondre à ces questions.

Dans cet article, nous allons voir :

  • Comment trouver un bon traducteur ?
  • Ce qu’il faut éviter dans les démarches destinées à faire traduire un livre.
  • Comment faire relire la traduction ?
  • Comment vendre ses droits internationaux ?
  • Comment promouvoir un livre traduit ?

Maintenant que vous avez passé le cap de l’écriture, que votre livre est publié, le traduire pourrait vous permettre de doubler, tripler, voire plus votre lectorat, avec des efforts mesurés.

Traduire son livre est-il rentable ?

Je vais vous répondre très franchement, en vous présentant le filtre que j’applique à mes propres projets de traduction.

Si le livre a trouvé des lecteurs en France, qu’il a convaincu, que les commentaires sont bons, alors traduire le livre sera rentable.

Si vous avez beaucoup de difficultés à attirer des lecteurs sur les librairies en ligne, que vos ventes viennent essentiellement de vos dédicaces ou salons physiques, alors traduire le livre vous servira d’abord à accroître votre crédibilité d’auteur, et à renforcer le sérieux de votre démarche, mais pas à vendre plus.

Traduire un livre ne doit pas toujours être rentable. Cela peut aussi être un investissement pour votre crédibilité d’auteur.

Pour rentrer dans le détail, la traduction d’un livre vers une langue largement parlée (anglais, allemand, espagnol notamment) coûte environ 100-150 € les 10 000 mots traduits. Soit entre 500 et 1000 € la traduction environ (il peut bien sûr y avoir de fortes disparités selon le type de livre). Il faut ensuite publier ou faire éditer le livre, ce qui peut comporter des frais.

Si vous travaillez avec un éditeur, vous pouvez lui demander de vendre les droits de traduction à l’étranger, ou récupérer vos droits pour traduire vous-même.

Vous pouvez aussi contacter des agents littéraires, qui peuvent travailler à l’international.

Dans quelles langues traduire son livre ?

La première question à se poser est : dans quel pays mon livre a-t-il un intérêt, et où suis-je capable de réaliser la promotion de mon livre ? Ainsi, vous privilégierez les pays dont vous parlez la langue. Publier son livre sans travail de promotion apporte rarement des résultats en France. Il en est de même à l’étranger.

Ensuite, demandez-vous quels pays sont réceptifs à votre récit, votre guide, votre ouvrage.

Enfin, orientez-vous vers les pays dont les librairies en ligne sont les plus développées, et où il est possible de diffuser facilement (en auto-édition par exemple), à savoir : les États-Unis et le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne. 

Les livres traduits en anglais entrent dans un marché ultra-compétitif, avec beaucoup de titres et de sorties. L’avantage : le marché est vaste.

Vous pouvez vous intéresser au Brésil (Portugais), à la Chine ou à la Russie, dont les lecteurs sont nombreux; mais il n’est pas facile de publier dans ces pays.

Comment réaliser la traduction ?

Pour traduire le livre, vous pouvez le faire vous-même, ou le confier à un traducteur, par exemple en freelance, ou en agence.

Traduire soi-même : à ne faire que si vous maîtrisez réellement la langue. Vous commencerez probablement par copier-coller votre texte dans un traducteur de livre en ligne, sur Google traduction ou DeepL, puis vous reprendrez le texte à la main. Soyez très attentif et patient, ce travail est long. Dans tous les cas, ne vous contentez jamais de la traduction issue de l’outil en ligne, elle sera de mauvaise qualité. L’intelligence artificielle n’est pas encore suffisamment puissante en traduction d’un livre, pensez à votre lecteur : avez-vous envie de lui proposer une traduction automatique de ce contenu que vous avez mis tant d’heures à produire ? Ne prenez pas le risque de ternir votre réputation avec une mauvaise traduction.

Confier la traduction à un freelance : c’est le moyen le plus efficace. Vous trouverez des traducteurs sur les places de marché de services, comme Upwork, 5euros ou freelance.com. En la matière, il ne faut pas hésiter à « poster » une annonce de demande de traduction, puis à évaluer les profils qui répondent à votre annonce. Personnellement, j’ai choisi Upwork, dont la plateforme est de très bonne qualité et le réseau riche de professionnels qualifiés.

Préférez une personne qui a déjà traduit des livres du même genre littéraire, et demandez des références. Chacune de ces plateformes a son propre mode de fonctionnement, choisissez le site qui vous convient le mieux.

La communication avec un traducteur freelance est essentielle. Il faut prendre le temps de lui expliquer le contexte de votre livre, ses enjeux, ses spécificités. Les freelances utilisent généralement aussi un traducteur de livre en ligne, donc un outil automatisé, pour gagner du temps, puis repassent l’ensemble du texte à la main.

Il faut savoir payer le prix d’un traducteur de qualité. Vous chercherez à éviter des traductions de bâclées, qui déclenchent toujours des commentaires très négatifs. Regardez par exemple, ces commentaires trouvés sur Amazon :

Ou encore :

Confier la traduction à une agence : c’est le moyen le plus qualitatif pour traduire un livre. Et donc aussi le plus cher. Les prix seront généralement à hauteur du double de ceux d’un traducteur indépendant. En revanche, la qualité sera irréprochable, et vous éviterez tous les soucis (respect des délai, fiabilité du traducteur, coquilles …).

Avec un freelance, comme une agence, veillez à rédiger un contrat, et assurez-vous des points suivants :

  • Les droits d’auteurs restent les vôtres,
  • Les délais sont réalistes,
  • La mise en page initiale sera respectée,
  • Si des modifications sont nécessaires, la personne pourra reprendre le livre et les réaliser,
  • La traduction sera entièrement réalisée par la même personne (les différences de style seraient très visibles).

Un modèle hybride : travailler en partenariat. Vous pouvez aussi vous associer avec un traducteur, le payer moins cher, mais lui reverser une partie des redevances des ventes. Le site américain BabelCube propose ce modèle. Allez sur le site pour vous faire un avis, ou lancer un projet. La difficulté, si j’en crois mon expérience, est de trouver un traducteur capable de traduire le français vers une autre langue sur ce site.

Traduire un livre : relire ou faire relire la traduction

Votre livre est traduit, bravo. Avant de le publier, je vous recommande de le faire relire, comme pour la version française, dans le but de supprimer les coquilles, fautes de langue etc …

Même dans une autre langue, le travail de relecture-correction reste important.

Publier son livre

Selon votre mode de publication, la sortie de votre livre traduit sera plus ou moins facile, mais traduire un livre et le vendre reste votre objectif.

Si vous publiez en auto-édition, vous pouvez diffuser votre livre en anglais, dans les mêmes conditions que celles de la diffusion française, avec le même service. Depuis la France, les plateformes d’autoédition et les services comme le nôtre peuvent publier votre livre. Vous pouvez aussi choisir un éditeur à compte d’auteur, pour publier à l’étranger.

=> Découvrez mon article Comment bien choisir sa plateforme d’auto-édition

Si vous avez en France un éditeur, et que vous avez réalisé vous-même la traduction, vous pouvez bien sûr demander à votre éditeur français si cela l’intéresse de publier à l’étranger, ou contacter un éditeur local.

Vendre ses droits internationaux

Vous pouvez aussi chercher à vendre les droits de traduction de votre livre, plutôt que de traduire vous-même. Vous pourrez ainsi passer par un organisme de revente de droits, pour la vente, ou le « licensing » de vos livres.

La plateforme Nakiri est une initiative intéressante sur ce sujet. Pour les auteurs auto-édités, il est encore très difficile de vendre ses droits de traduction.

La promotion, le nerf de la guerre

A l’étranger comme en France, c’est grâce à des actions de promotion ciblées que votre livre se vendra.

Nos conseils sont autant valables en France qu’à l’étranger. Identifiez bien la cible que constituent vos lecteurs, préparez une communauté de premiers lecteurs, pouvant relayer votre livre et déposer un commentaire, et entretenez votre réputation d’auteur. Vous pouvez aussi vous appuyer sur une campagne de publicité Facebook.

Sur ce sujet, je ne saurais que trop vous recommander d’aller consulter les articles du site, et notamment :  Comment promouvoir son livre sur Instagram ou 17 actions minute pour faire connaître son livre .

La difficulté lorsque l’on cherche à faire connaître un livre traduit est généralement le manque d’accroche dans le pays. Quels blogueurs contacter ? Comment toucher la cible dans une langue étrangère ? Qui peut m’aider ? Vous êtes loin, vous n’avez pas de réseau aux États-Unis, en Espagne ou en Allemagne …

Pour sortir de ces difficultés, il faut capitaliser sur les bonnes ventes du livre en France, et faire votre trou patiemment. Promouvoir un livre à l’étranger est plus long qu’en France.

 

13 Comments

  1. Thierry Poget Thierry Poget

    Bonjour,

    Je suis exactement dans cette dynamique, soit mon écrit à été publié à compte d’éditeur aux Editions Spinelle, ce qui a pris déjà près d’une bonne année, il y a eu des blocages de part et d’autres, maintenant c’est fait. J’ai eu des retours positifs et des commentaires négatifs de détracteurs. Ceux-ci, on dirait qu’ils sortent tous du même moule, de la même école, ils s’intéressent plus à la forme qu’au fond, et lorsqu’ils leurs arrivent de s’intéresser au fond, leurs propos jugeant négatif survolent, dans le style: C’était tellement mal écrit que je n’ai lu qu’en diagonale… ».

    Peu importe, se sont souvent des personnes qui ont elles-mêmes écrit, mais qui n’ont pas trouver d’éditeurs à compte d’éditeur, sans pour autant que leur travaille soit insignifiant.

    J’ai eu de bon contact pour faire ma promotion sur Facebook en faisant quelques publications et en parlant de mon écrit en rapport à certaines publications, de manière constructive et en apportant toujours du sens et du matériel probant. Par contre j’ai testé Quora, mais je n’ai pas réussi à trouver des personnes afin de constituer un groupe de lecture. Sur ce site, j’ai trouvé soit des personnes très intellectuelles, soit dont les intérêts de commenter reste peu clair.

    Maintenant pour la traduction, effectivement je suis à la recherche d’un traducteur anglais, mais mon problème, mes problèmes sont l’argent pour payer la traduction, puis comment faire pour envoyer une lettre d’accompagnement en anglais auprès d’un éditeur et de pouvoir échanger avec lui, lorsque l’on ne parle aucune autre langue que le français…? Existe-t’il des gens qui s’occupe de ce service, soit de prendre un manuscrit traduit et de s’occuper à trouver un éditeur à compte d’éditeur pour la diffusion que se soit en anglais, allemand, espagnole ou portugais, voir chinois ou japonais..?

    Dans l’intervalle à votre réponse, recevez mes sincères et courtoises salutations.

    Thierry Poget

    auteur de : « Nouvelle voie pour l’éveil » publié aux éditions Spinelle.

    • Olivier Morel Olivier Morel

      Bonjour Thierry,
      Merci de votre message.
      Sur ce cas précis, je pense qu’il faut s’adresser à un agent littéraire, qui puisse tirer le livre vers des éditeurs étrangers.
      Olivier

  2. isabelle Vulliard isabelle Vulliard

    Bonjour Juste une précision : je suis traductrice anglais-français, et je suis effarée par les prix que vous présentez : 100 à 150 euros les 10 000 mots ? Il faut une bonne semaine pour traduire correctement 10 000 mots et on serait payé 100 à 150 euros ? C’est totalement trompeur et vous induisez en erreur ceux qui lisent votre article et croient payer ce tarif-là pour traduire leur ouvrage.

    • Olivier Morel Olivier Morel

      Bonjour Isabelle,
      Merci pour votre message. Je suis navré si ces prix vous surprennent, mais c’est le tarif que j’observe sur différentes plateformes actuellement, pour de la traduction français vers espagnol ou vers anglais.
      Olivier

  3. eliTrad eliTrad

    Bonjour, je ne peux pas m’empêcher de réagir au post d’Olivier ; je gère une agence de traduction et je suis d’accord avec Isabelle sur les tarifs ; on ne fait pas traduire un livre en contactant un traducteur sur une plateforme, où on trouve des prix très bas et des mauvais traducteurs.
    Si on veut de la qualité on cherche un freelance ailleurs que sur les plateformes ou on contacte une agence.

    • Olivier Morel Olivier Morel

      Bonjour,
      Les agences et les freelances ayant un site dédié offrent en effet la meilleure qualité.
      J’ai eu de très bonnes expériences aussi avec des freelances rencontrés sur des plateformes.
      C’est toujours pareil : il faut prendre le temps de bien choisir et faire passer des entretiens.
      Olivier

  4. Bonjour
    Votre site est bien intéressant pour un profane comme moi.
    Et oui je suis d’accord avec les observations concernant les tarifs de traduction.
    J’ai fait traduire mon livre en Russe et Anglais puis je cherche sur Ukwork des gens pour l’Italien et l’Espagnol. Mon livre fait 52 000 mots
    Et, a moins de 0.05 cts de $ le mots ont ce risque à avoir à recommencer le travail.

    Cordialement
    Eric clerc

  5. Muneret Nicolas Muneret Nicolas

    Bonjour, pour mon retour de demande auprès de personnes sur 5euro. com, les tarifs son ceux que partage olivier.
    A savoir : 10 centimes le mot.
    Je vous invite donc à vous comparez à ces plateformes pour en rendre la crédibilité d’olivier.
    Sachant que le prix ne fait pas la quantité. Car il existe des personnes très compétente qui début et font leur notoriété d’abord et ensuite augmenter leur valeur (leur prix). Il existe aussi des personnes demandant des prix plus élevés mais ne donnant pas satisfaction. Comme il existe des personnes avec de bonnes qualités de travail dans une langue et donnant moins de qualités dans une autre langue…. C’est pourquoi le prix doit toujours être accompagner de vérification par soi-même. Sur ce dernier conseil je vous souhaite d’apaiser votre jugement en restant apprenable et de ne pas réagir à chaud. Pour ma part, je conseille au gens d’avoir recule et de bien s’intéresser au sujet toujours en restant apprenable et de s’appuyer sur de vrais recherches sans suppositions.
    Bien a vous
    Nicolas

    • Olivier Morel Olivier Morel

      Merci pour ce retour issu du terrain.

  6. Marie Marie

    Bonjour,
    Je pense qu’Olivier s’est trompé d’un facteur 10 dans les prix :
    0,10€ le mot, cela fait 1000 € pour 10.000 mots, et non 100€.
    Sinon, en effet, ce serait un prix de travail dérisoire !!!

    • Olivier Morel Olivier Morel

      Bonjour Marie,
      150 € les 10 000 mots est bien le tarif que j’observe, pour des traductions en espagnol ou anglais notamment. Je comprends que ce tarif soit bas pour des personnes ayant des charges à régler.
      Les traducteurs s’aident de manière croissante d’outils de traduction automatique qui sont de plus en plus fiables, et le travail consiste ensuite à apporter de la valeur ajoutée : relire, corriger, et rendre plus riche dans la langue de destination un texte pré-traduit. Ces outils font gagner du temps, mais il ne faut surtout pas que le traducteur s’arrête-là, au risque de massacrer le texte.

  7. Bonjour, j’ai traduit mon roman moi-même en anglais, je maîtrise suffisamment bien la langue de Shakespeare pour me le permettre.
    Cependant, j’ai une question, est-il nécessaire ou pas de changer la couverture entre la version française d’origine et la version traduite d’une roman ? A terme, mes romans seront tous traduits et publiés en anglais (je suis auteure indépendante) et j’ai déjà réalisé les ouvertures pour les version anglaises de quatre des sept romans actuellement publiés, mais je me posais la question si c’est réellement utile ou pas d’avoir des couvertures différentes.
    Merci d’avancer.

    • Olivier Morel Olivier Morel

      On observe les 2 choix : conserver la couverture pour garder une cohérence internationale, ou changer de couverture pour s’adapter aux goûts des lecteurs locaux.

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