Publier un livre – que l’on soit auteur traditionnel ou auto-éditeur – est une aventure passionnante. Mais c’est aussi une activité professionnelle qui expose à certains risques juridiques et financiers.
Diffamation, erreur factuelle, litige avec un client, atteinte à un droit d’auteur : un simple ouvrage peut entraîner des conséquences lourdes. D’où l’importance, souvent sous-estimée, de souscrire à une assurance professionnelle adaptée à votre métier d’écrivain.
Pourquoi un auteur ou un auto-éditeur doit-il être assuré ?
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, écrire n’est pas un métier sans risques. En tant qu’auteur indépendant ou éditeur de vos propres ouvrages, vous êtes responsable du contenu que vous produisez, de la manière dont vous le diffusez et de l’impact qu’il peut avoir sur des tiers.
Plusieurs situations peuvent engager votre responsabilité.
Le risque de diffamation ou d’atteinte à la vie privée
Un personnage trop inspiré d’une personne réelle, une information sensible mal formulée, ou un témoignage mal vérifié peuvent mener à une mise en cause juridique. Même en l’absence d’intention de nuire, la diffamation peut coûter cher.
Les atteintes involontaires aux droits d’auteur
Une citation trop longue, une image dont la licence est incorrecte, ou encore un passage trop proche d’une œuvre existante peuvent entraîner une réclamation. Les auto-éditeurs sont particulièrement exposés, car ils gèrent eux-mêmes la production, la mise en page et les visuels.
Les litiges commerciaux
Dans le cadre d’une activité professionnelle (vente d’ebooks, prestations d’écriture, ateliers d’écriture, conférences…), un client peut contester une commande, demander un remboursement ou réclamer des dommages et intérêts.
Les erreurs ou omissions dans des ouvrages pratiques
Si vous publiez des contenus de développement personnel, de bien-être ou de conseils pratiques, un lecteur pourrait estimer avoir subi un préjudice suite à l’application de vos recommandations.
Sans assurance, ces situations peuvent entraîner des frais d’avocat, de défense, voire des indemnisations qui dépassent largement les revenus tirés de l’écriture.
Quelle assurance choisir pour se protéger ?
Les auteurs et auto-éditeurs ont intérêt à se tourner vers des solutions pensées pour les petits professionnels et les indépendants. Une responsabilité civile professionnelle (RC Pro) couvre en général :
- les dommages causés à un tiers (lecteur, client, autre auteur, participant à un atelier…) ;
- la défense juridique en cas de litige ;
- les fautes, erreurs ou omissions commises dans le cadre de votre activité.
Pour trouver une couverture fiable, il est conseillé de comparer les offres destinées aux indépendants. Une assurance pour les professionnels, comme celles proposées par Groupama, permet par exemple d’adapter les garanties à son activité : écriture, édition, vente en ligne, animation d’ateliers, présence en salons, etc.
Comment bien choisir sa couverture de risque ?
- Identifiez vos risques : type de livres publiés, public, sensibilité des sujets, présence de visuels, activités complémentaires (ateliers, conférences…).
- Vérifiez les garanties incluses : RC Pro, protection juridique, atteinte à la réputation, droits d’auteur.
- Regardez les plafonds d’indemnisation : un litige en diffamation peut rapidement monter à plusieurs milliers d’euros.
- Comparez les exclusions : certains éditeurs autopubliés se retrouvent mal couverts car leurs guides pratiques ou leurs activités en ligne sont considérés comme “à risque”.

