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Tribune Marie Lalande


 

Quand l’écriture est une intrigue à part entière.

 

Lorsqu’on me demande pourquoi j’écris, je réponds généralement que cette vocation est arrivée très tôt dans ma vie. J’ai dû commencer mon premier journal à l’âge de 8 ans et je l’ai tenu durant des années. J’ai aussi beaucoup lu. Du Stephen King pour commencer, du Simenon, Ruth Rendell, Pierre Magnan, Jean Giono, Mary Higgins Clark, P.D. James, Patricia Macdonald, Jeanne Bourin, Marcel Pagnol, John Irving….  Mes lectures m’ont poursuivie et toujours cette idée en tête : devenir un jour écrivain.

Durant un temps, j’ai écrit des romans policiers qui ont tous fini dans un placard après avoir été refusés par différentes maisons d’édition. Je n’ai pas cessé d’écrire pour autant. Pas de romans. Mais plutôt des articles pour un magazine spécialisé dans le fluvial, mon mari et moi ayant habité autrefois un bateau. Notre traversée du Nord au Sud via les canaux ont fait l’objet de plusieurs récits. Bref, le chômage puis la retraite venue, je me suis dit qu’il serait bien de renouer avec la prose. Mais pas n’importe comment. J’ai d’abord cherché à améliorer mon style. 5 années de surf sur différents sites de conseils en écriture (aproposd’écriture, scenarmag, envied’écrire, les éditions humanis…) ont plus que jamais relancé mon envie de renouer avec la prose que j’avais délaissée .  Nul doute qu’à 60 ans (et même un peu plus) , j’ai eu ce lot de joies et de désillusions qui jalonnent une vie et qui peuvent inspirer le processus d’écriture.

Les attentats m’ont pour un temps éloignée du roman policier. J’ai eu envie d’écrire un roman sentimental. Un roman d’amour jusqu’à ce que je me souvienne qu’un roman n’existe pas sans conflit. Mon roman est moins rose qu’il n’y paraît.

Je pense que la première difficulté est de trouver l’idée et de ne pas la lâcher. John Truby, le chirurgien des scénarri malades, dit que neuf scénaristes sur dix échouent à l’étape de la prémisse (l’idée de départ) , faute de savoir comment la développer. Je me suis donc attachée à développer mon idée de départ et d’en faire un synopsis avant d’attaquer l’écriture.  J’ai donc imaginé Mathilde sur le point de marier sa petite-fille. A deux jours de l’événement, elle se souvient de sa jeunesse au rythme des slows qui ont enchanté ou désenchanté ses amours et de cette rupture aux conséquences si dramatiques qu’elle n’ose en parler à sa fille. Cette dernière est si triste et si seule depuis son divorce. Un cavalier pour la noce à venir lui rendrait-elle le sourire ? , se demande Mathilde.  Le synopsis faisait 3497 mots.

Ensuite que faire de tout cela.  Je me suis mise au travail. Tous les matins à 6h. Mon mari a eu le bonheur de découvrir les petits-déjeuners en tête à tête avec lui-même.  Car, c’est cela, écrire un livre. Être un peu égoïste pour un temps. J’écrivais le matin pendant trois heures, parce-que c’est le matin, que mon cerveau est le plus frais. Chacun son truc.

J’ai d’abord écrit le premier jet en ayant toujours en tête ce conseil glané sur un site   : Avoir trop d’idées peut être un frein à l’inspiration si vous ne les mettez pas sur papier. Ils obstruent votre cerveau. J’ai tenté l’expérience. Elle m’a plutôt réussie. Car, plus, je mettais sur papier mes idées (bonnes, moins bonnes, médiocres, nulles, excellentes), plus, je faisais de la place dans mon petit cerveau pour en accueillir d’autres.  Le premier jet est ainsi devenu un fourre-tout, voire une poubelle (si… si… n’ayant pas peur des mots). Sans jamais oublier mon objectif : décrire la quête de Mathilde jeune fille qui rêve de faire un mariage d’amour. Le fera-t-elle ? Si oui ? Avec qui ? À l’issue de quelle tragédie ?

J’ai pris mon temps, laissé tomber le roman pendant plusieurs mois avant d’attaquer le climax tellement j’avais la trouille de ne pas y arriver.

Le roman terminé (un 22 août), j’ai attaqué la correction. Hasard du calendrier, elle s’est terminée un 22 janvier. Elle aurait pu continuer, mais à un moment donné, il faut aussi prendre le risque d’arrêter et de se faire confiance. Pendant tout ce laps de temps, j’ai coupé, taillé dans le vif, fait la chasse aux répétitions, phrases longues, idées faussement bonnes (qui n’apportent rien à l’intrigue) et même réécrit certains passages.

En tout, cela m’a pris 2 ans si je prends en compte le temps où je l’ai laissé tomber, 18 mois si je fais fi de cette période.

 

Le roman s’appelle : Laisse couler ta rivière.

 

Auteur : Marie Lalande

C’est un roman écrit au présent et à la première personne. Afin que chaque lectrice puisse au mieux s’identifier à Mathilde et partir avec elle à sa recherche du bonheur.

 

Voici la 4ème de couverture :

A deux jours du mariage de Ninon, ma fille Adeline est triste. Elle n’a pas de cavalier pour la noce. J’ai proposé Gaëtan, mon jardinier, forcé la main pour qu’elle accepte. Depuis son divorce, Adeline vit seule. J’ai été tentée de lui dire que certaines ruptures peuvent avoir des conséquences autrement plus tragiques que les siennes, mais ce serait parler de moi. Elle n’a pas besoin de tout savoir… Il m’importe de préserver certains mystères…. Après son départ, j’ai senti ma jeunesse frapper à ma porte. J’ai posé ma main sur la clenche, franchi le porche de la villa du canal et fait place aux souvenirs. Un peu plus tard dans la journée, je suis allée trouver Gaëtan.

 

Le livre est en vente sur ici et ici 

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