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8 conseils que j’aurais aimé recevoir avant d’écrire un Livre Jeunesse

Écrire un livre jeunesse est une action qui se démarque dans la littérature, car ces livres correspondent à un public particulier. Plus de 15 000 livres jeunesse paraissent chaque année en France.

Les enfants et les adolescents sont fortement encouragés à lire et ils représentent un public quasiment inépuisable.

L’objectif de cet article est de vous partager nos retours d’expérience sur l’écriture de livres jeunesse, dans les différentes tranches d’âge.

 

Choisissez votre cible

Avant de commencer, il est essentiel de réfléchir à votre public. On n’écrit pas un livre pour des enfants de 3 ans comme on écrit un roman jeunesse destiné aux préadolescents. Il existe des codes différents et particuliers à chaque tranche d’âge.

  • 0-3 ans

On y trouve des livres d’images destinés principalement à éveiller les tout-petits, que ce soit au langage, aux formes, aux couleurs ou encore à la nature. Les histoires sont courtes. Elles contiennent rarement plus d’une dizaine de lignes. Le format présenté est souvent celui d’une ligne de texte par image. Les livres ne dépassent pas les 15 pages. Le contenu est très simple, sans intrigue et avec le moins d’éléments perturbateurs possible.

  • 3-5 ans

Cette catégorie est aussi composée essentiellement de livres imagés que l’enfant pourra regarder seul. Les parents lisent des textes courts. On note l’apparition de paragraphes et de thèmes plus complexes. Le vocabulaire est plus riche et invite l’enfant à commencer à reconnaître les sons et les lettres. Les histoires sont douces, elles ne font pas trop peur et invitent plutôt l’enfant à la découverte du monde.

  • 5-8 ans

C’est une catégorie destinée aux jeunes lecteurs et lectrices qui font leur premier pas dans la lecture. On retrouve encore des livres avec des illustrations qui accompagnent un texte plus fourni et dense. Il existe des premiers romans avec des histoires accessibles qui font généralement échos au quotidien de l’enfant.

  • 8-10 ans

C’est à partir de cet âge, alors que l’enfant maîtrise bien la lecture, que nous trouvons des récits plus complexes et intéressants avec des personnages bien définis et des intrigues qui emportent le lecteur.  Nous restons sur un style adapté à la tranche d’âge avec peu de romance et peu de scènes qui font véritablement peur. Les héros sont généralement des enfants. Il peut y avoir encore quelques illustrations.

  • 11-13 : Littérature pour adolescents et pour jeunes adultes

Nous entrons dans la catégorie roman jeunesse avec des textes longs et bien développés, des sagas comme Harry Potter ou La guerre des Clans. Pas d’illustration, le vocabulaire peut être riche et soigné, mais nous restons généralement avec des thèmes du quotidien ou en lien avec le fantastique, le monde imaginaire. Le but est de faire rêver, d’inspirer et de commencer à apporter des clés de compréhension sur le monde qui nous entoure. Il n’y a pas encore trop de romance.

  • 13-17 

Cette dernière catégorie est plus fluide. On y retrouve des romans jeunesse qui mettent en scène des adolescents ou des histoires qui les touchent particulièrement. Les intrigues sont du même ordre que la littérature adulte mais sur des thèmes plus adaptés. On voit l’apparition des romances et du sexe dans ces récits, ainsi que des thèmes plus sombre comme la guerre, le viol, etc. Pour ces types de romans, il n’y a pas de codes particuliers, cette catégorie offre une grande flexibilité.

 

Lisez des livres jeunesse !

Sans surprise, pour écrire des livres pour enfants, il faut en avoir lu ! La plupart des auteurs qui commencent à écrire des livres pour enfant le font parce qu’ils viennent d’en avoir ! À force de lire les mêmes histoires à nos enfants, ça stimule notre propre inspiration.

Au-delà de cet aspect-là, il est essentiel de bien comprendre où en sont les enfants dans la tranche d’âge sélectionnée pour trouver des histoires qui les touchent et un style et un vocabulaire qui soit adapté. Il faut presque arriver à écrire comme un enfant.

Pour cela, lisez, lisez encore pour vous imprégner des différents styles d’écriture et pouvoir vous en inspirer. Il est aussi très conseillé de côtoyer des enfants pour comprendre un peu leur univers, comment il fonctionne, comment il parle également. Cela sera très utile lors de la rédaction de l’histoire.

 

Apprenez à parler comme l’âge de la cible

Dans la même veine, si vous écrivez des histoires pour les plus jeunes et que vous les mettez en scène. Il faut notamment faire attention à la cohérence des dialogues.

Le langage évolue au fil des ans et un jeune de 5 ans ne parle pas comme un adolescent de 13 ans… et encore moins comme un adulte.

Si vous le pouvez, immergez-vous dans le monde de votre cible et écoutez les enfants parler. Vous pouvez aussi faire appel à vos souvenirs et essayer de vous rappeler comment vous étiez à l’époque, quelles étaient vos réflexions, vos manières de penser, d’agir.

 

Bien choisir le genre et le thème

Là aussi, les enfants abordent différents types d’intérêts et d’univers au cours de leur jeunesse.

Liste des genres :

  • L’imagier
  • Le livre-jeux
  • L’album
  • L’album documentaire
  • L’abécédaire
  • Le conte
  • Le roman
  • La poésie
  • La bande dessinée

À vous de trouver le genre littéraire qui vous convient et qui est adapté à votre contenu pour en découvrir les codes et les respecter. Les enfants ont souvent besoin d’être rassuré et ils sont plus réceptifs à une œuvre lorsqu’elle respecte des codes qu’ils ont déjà appréhendé auparavant.

 

Ne prenez pas de haut vos jeunes lecteurs

Il faut pouvoir s’adapter à son lectorat et comme expliqué précédemment, on n’écrit pas de la même manière pour une enfant de 3 ans et un adolescent. Pour autant, il ne faut pas rentrer dans le simplisme. Les enfants comprennent tout et si certains mots leur sont inconnus, ils possèdent des capacités de cognition et de compréhension bien supérieure au nôtre. Seule l’expérience nous rend plus intelligents.

Ainsi, écrivez en utilisant un vocabulaire simple mais sans faire l’erreur de prendre vos lecteurs pour des ignares. On n’écrit par exemple pas : Maman faire manger pour tous dans les livres pour enfant de moins de 3 ans même si certains parlent comme ça. Le but de la lecture est d’élever le niveau de l’enfant et de favoriser son apprentissage. Ainsi, vous pouvez soigner votre style.

C’est surtout au niveau des concepts qu’il faut être sélectif. En effet, parler de certains sujets dits « d’adulte » est contre-productif car l’enfant ne s’y intéressera tout simplement pas.

Pour résumer, il faut écrire des histoires qui correspondent aux intérêts de la tranche d’âge sélectionnée tout en choisissant un langage efficace (phrases courtes, vocabulaire simple) mais avec un style intelligent qui inspire au lieu de rabaisser.

 

Éviter le côté éducatif ostentatoire

Il faut aussi savoir redescendre de son piédestal et ne pas se positionner en tant qu’adulte sachant tout qui écrit un livre pour expliquer quelque chose aux enfants.

L’apprentissage se fait principalement par mimétisme. L’enfant apprend d’autant mieux en s’immergeant dans une situation et en observant. Tout comme nous autres adultes, il est têtu et il n’aime pas forcément qu’on lui dise comment le monde fonctionne. Il aime le découvrir par lui-même, en posant un doigt sur quelque chose de chaud par exemple !

Ainsi, la littérature jeunesse doit s’inspirer de ce précepte. On écrit pour offrir à l’enfant un terrain de jeu imaginaire qu’il peut explorer à sa guise. Si vous mettez trop de contenu éducatif, vous risquez d’ennuyer l’enfant ou de le distraire. Comme pour un roman adulte, l’enfant aime s’identifier à un personnage et qu’on lui raconte tout simplement une histoire. Qu’il y ait une morale ou non, cela n’a pas vraiment d’importance. Il a envie d’explorer, de rêver, de sentir.

Cet aspect-là est d’autant plus primordial pour les romans jeunesse et les publics un peu plus âgés. D’une certaine manière, il faut écrire des histoires qui illustrent des connaissances, sans les nommer et faire confiance à l’enfant qu’il saura les comprendre et prendre les connaissances dont il a besoin à ce moment-là.

=> Lettre ouverte aux auteurs qui ne pensent pas à leurs lecteurs

 

Et les parents dans tout ça ?

On écrit des histoires pour les enfants, mais si vous choisissez la tranche d’âge des jeunes enfants qui ne savent pas encore lire, il ne faut pas oublier que votre public est avant tout constitué d’adultes qui lisent les histoires !

Cela rejoint le point de l’accessibilité et de ne pas prendre les enfants de haut. Si les histoires sont trop simplistes et ennuyantes, l’adulte se lassera et n’aura plus envie de la lire. Les enfants sont plutôt bon public, mais les parents peuvent être redoutables ! Et c’est eux qui achètent les livres !

Prenez-le en compte. Vous écrivez aussi pour des adultes. La qualité de votre texte, l’originalité de la syntaxe et des histoires feront que l’adulte aimera lire à son enfant.

Là aussi, il est question de cible. Les adultes aiment trouver des livres qui parlent de choses importantes à leur yeux avec des thèmes d’inclusion sociale, d’écologie, de respect de l’autre. Il peut être intéressant d’inclure dans votre livre un chapitre d’introduction destiné aux parents pour leur expliquer en quoi consiste l’histoire et qu’est-ce qu’elle peut apporter aux enfants.

 

Image ou pas image ? 

Les livres à images fascinent les plus jeunes, d’ailleurs, jusqu’à l’apprentissage de la lecture, de nombreux enfants ne seront intéressés que par les livres à image. Ainsi, il est risqué d’écrire une histoire pour jeunes enfants de moins de 7 ans sans illustration.

=> Comment trouver un illustrateur pour son livre ?

Pour après, c’est une question de choix. Si l’image permet d’attirer l’œil et de garder l’enfant captiver, le texte sans image permet de stimuler l’imagination en invitant le lecteur à créer ses propres images dans sa tête. Un bon consensus apparaît dans beaucoup de livres qui ajoutent quelques images de temps en temps.

 

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