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Comment écrire un livre rapidement ?

Vous avez le projet d’écrire, avec ou sans modestie, mais en tout cas en plus de vos occupations habituelles, et devez donc trouver des méthodes pour écrire un livre rapidement.

Comment faire alors pour que ce projet de rédiger un livre  se réalise dans un délai raisonnable ?

Dans cet article, je vais vous donner des conseils pratiques pour vous permettre d’écrire unlivre rapidement :

Cet article a été rédigé par les conseillers littéraires, chez Publier son Livre.

=> Lisez les autres articles de conseils d’écriture pour auteurs.

 

1 – Tel un sportif

En attendant de ressembler à Guillaume Mussi, Marc Levy ou Amélie Nothomb, vous vous êtes fait une raison, il va falloir continuer d’aller au bureau tous les jours pour « faire bouillir la marmite ». Impossible d’envisager passer cinq heures par jour face à votre ordinateur, bien tranquillement, enfermé, loin du bruit des enfants qui ont faim, soif, qui se chamaillent, du chien qu’il faut sortir, du frigo vide à remplir, « des amis, des amours, des emmerdes ». Bref ! À tout cela, vous ne pouvez vous soustraire. Mais alors QUAND allez-vous pouvoir écrire ?

Oh, je vous entends d’ici : « Tu vas voir qu’elle va nous empêcher de dormir en nous proposant d’écrire la nuit ! ».

Non. Rassurez-vous. Je connais Morphée et les appels irrésistibles de ses bras.

Mais…

Mais il est vrai que le soir tard, ou le matin très tôt, quand tout le monde dort encore, que les portables sont en veille, que dehors, tout est calme, quand il fait nuit, à l’aube ou au crépuscule, l’heure est alors propice à l’inspiration.

Bien sûr, ce n’est pas qu’une histoire de couleur du ciel, sinon, les périodes où nous aurions le plus de chances d’écrire seraient uniquement de novembre à février, quand il fait nuit 20 heures sur 24 (et j’exagère si je veux !!)

Ce qui compte vraiment, c’est le calme, la concentration pour écrire un livre rapidement. Parce que le premier grand secret pour écrire, c’est d’abord celui-là : se rendre disponible.

Et il n’est pas besoin d’être disponible longtemps. Ce qui compte, c’est d’être disponible souvent.

Écrire, c’est comme courir. On devient bon, performant, si l’on s’entraîne régulièrement, avec sérieux et discipline. Prendre la plume ou enfiler ses baskets, même combat, même rigueur, même challenge : la volonté.

Il vous faut être persuadé que plus on écrit, plus la plume glisse. Au début, 500 mots en deux heures, puis un jour, 1000 mots en une heure. Mieux vaut écrire une heure chaque jour que trois heures tous les trois mois.

Voici donc mon premier conseil : pour écrire un livre rapidement, écrire un peu tous les jours.

 

2 – la date-butoir

 

Pour reprendre ma métaphore du sportif de compétition, croyez-vous que ce dernier s’entraîne uniquement au hasard de ses envies ? Bien sûr que non ! Il a un objectif qu’il veut atteindre, un match, une compétition, des championnats, les Jeux olympiques. Qu’importe ! Il a une échéance et s’entraîne en fonction de celle-ci. Il devra être prêt à cette date, pas après.

Et bien pour écrire un livre de manière efficace et productive, il faut aussi vous fixer une date, une échéance, un objectif de fin.

Cela vous obligera à tenir le rythme, et surtout, à vous astreindre à une certaine discipline nécessaire pour atteindre votre objectif.

À défaut, vous risqueriez de remettre à plus tard l’écriture d’un chapitre, puis d’un autre… Et finalement… d’abandonner devant l’effort que vous demanderait à chaque fois de revenir dans le récit, de rester cohérent quant à l’histoire commencée mais arrêtée à plusieurs reprises pour de trop longs moments.

Ainsi, voici mon second conseil : fixez-vous une date butoir de fin d’écriture.

 

3 – La commande

Parfois, l’on a une idée très précise de ce que l’on veut écrire, mais on ne sait pas comment faire.

Parfois, c’est le plaisir que l’on recherche, celui de manier la langue, les figures des styles, la sémantique qui nous pousse à vouloir écrire, mais on ne sait pas quoi raconter.

A – Écrire quoi ?

Tout comme il est insupportable d’écouter quelqu’un qui parle pour ne rien dire, il est aussi horripilant de lire un livre qui ne raconte rien que des poncifs ou choses déjà connues.

Lire doit toujours être une découverte, un apprentissage, une rencontre avec des personnages ou des situations, avec une idée, un point de vue, une émotion.

Écrire pour écrire n’a pas de sens. Il est loin le temps où au lycée, le prof donnait comme travail à faire à la maison d’écrire une dissertation d’au moins deux copies doubles ! « Hein ?! Deux copies doubles ! Mais m’sieur, c’est abuser, c’est beaucoup trop long !! » Même en écrivant gros et en sautant des lignes, il fallait bien combler un minimum.

Là, en tant qu’auteur, il faut bien sûr agir différemment. Pourtant, un point commun avec nos années lycée et cours de français. En effet, comme pour une dissertation, il doit y avoir un sujet. Et ce sujet doit être unique et le plus précis possible. Ce qui compte, c’est de rester centré sur l’angle ainsi défini, de ne pas le perdre de vue.

Ainsi par exemple, si vous décidez d’écrire un traité sur l’élection de Joe Biden: Quels changements à prévoir après Trump ? Inutile alors de dévier sur votre voyage à Memphis, en 2010, sur les traces du King Elvis à l’occasion des 30 ans de son décès.

Cette rigueur quant au sujet vous évitera de vous perdre en digressions inutiles qui vous feraient perdre du temps à écrire des passages que vous seriez contraint de retirer ensuite, au moment de la relecture.

C’est mon troisième conseil : définissez un sujet, restez-y fixé et évitez les digressions.

 

B – Écrire comment ?

Outre la fréquence et la régularité de l’exercice comme on l’a vu, je vous conseille d’élaborer un plan. Plus votre plan sera précis, construit, fouillé, plus vous avancerez rapidement dans la rédaction de votre ouvrage.

La trame est essentielle parce qu’elle évite les digressions (voir plus haut), on sait où l’on va, mais aussi parce qu’elle permet d’affirmer et de garantir une certaine logique, une nécessaire cohérence du propos. Qu’elle soit chronologique, logique, temporelle, factuelle… peu importe. La cohérence existera. C’est elle qui est la condition sine qua non d’une écriture limpide et donc d’une lecture fluide.

Dans la réalisation de toute forme d’expression, comme en peinture par exemple, la liberté du peintre ne peut s’exprimer que dans le respect des contraintes définies en amont. Ainsi, en tant qu’auteur, vous écrirez plus librement, laissant cours à votre inspiration et votre talent, si votre production est contenue dans le cadre rassurant d’un cheminement balisé et connu d’avance.

Faire un plan, l’étoffer, le rendre le plus précis possible, sert aussi à mettre en ordre ses pensées, repérer les points faibles, les lacunes du récit, pouvoir y remédier avant d’y être confronté en pleine séance d’écriture. Faire un plan permet au besoin de faire des recherches en amont, de vérifier la crédibilité de ce que vous avancez, la cohérence, etc.

Faire un plan vous fera gagner du temps et de la liberté.

Plus encore, au-delà du plan, créez vos lieux : où se passe votre récit ? Documentez-vous.

Créez vos personnages : leurs fiches d’identité, leurs caractéristiques physiques, psychologiques, leurs tenues vestimentaires, leurs qualités et défauts, les liens qui les unissent…

Créez vos espaces-temps : à quels moments se déroule votre récit ? Temps présent, passé, présence de flash-back, d’anticipation…

Prenez le parti pris de la narration. Qui raconte votre histoire ? Le narrateur est-il interne, externe, omniscient ?

Dans le cadre d’une fiction, construisez les éléments du récit : situation initiale, élément perturbateur, péripéties, résolution, solution finale.

Voici donc mon quatrième conseil : réalisez un plan le plus détaillé possible et faites des fiches-outils de référence afin de vous faciliter l’écriture.

 

4 – Fixez-vous des limites

À en croire certains auteurs, un livre n’est jamais tout à fait terminé, comme n’est jamais finie la toile du peintre qui reprend encore et encore, effaçant d’un coup de pinceau ce qu’il avait tracé la veille.

Pourtant, grâce, et non à cause, de la date limite que vous vous êtes fixée au départ, vous allez devoir aussi vous contraindre quant au format.

Si vous savez que vous écrivez 1000 mots par heure, que vous écrivez une heure par jour, et que votre date est dans trente jours, inutile d’espérer écrire trois tomes de huit cents pages !

1000 mots X 1 heure X 30 jours = 30 000 mots

Si l’on compte une moyenne de 300 mots par page A4, cela donnerait un tapuscrit de 100 pages A4, soit environ 200 pages en format livre de poche.

Convertissez le nombre de pages souhaitées en nombre de mots, puis en nombre d’heures d’écriture.

Tout cela vous permettra d’avancer avec une très grande visibilité sur le travail à fournir, réalisé et à venir, du prologue à l’épilogue.

C’est ici mon quatrième conseil : imposez-vous un format, et tenez-vous à ce qu’il exige.

 

À vous à présent ! Vous avez tous les ingrédients pour écrire un livre rapidement.

En bonus, je rajouterais ceci : n’oubliez pas…

– qu’un premier jet exige toujours une, voire plusieurs réécritures (voir notre article sur le sujet de la réécriture)

– que le titre et la couverture de votre livre comptent pour 50 % dans l’accroche du lecteur. Il vous faudra les choisir avec une grande attention.

– de soigner vos résumés, l’un pour les maisons d’édition à qui vous allez proposer votre manuscrit, l’autre destiné à vos lecteurs en quatrième de couverture (voir notre article sur l’écriture d’un bon synopsis).

– de rechercher la meilleure offre de publication susceptible de vous convenir, maisons d’édition à compte d’éditeur, maisons d’édition à compte d’auteur, publication en auto-édition.

Tout cela aussi prend du temps, mais vous serez à ce moment-là aux portes de la réussite et de ce qui fera votre fierté : vous aurez écrit un livre.

D’avance, BRAVO !!!

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Publier son Livre a deux missions : vous aider à publier en autoédition et à promouvoir votre livre. Et plus largement, vous permettre de réussir dans la forme d’édition qui vous correspond le mieux (recherche de maisons d’édition, compte d’auteur, auto-édition, impression de livre à la demande).

Écrire est un projet unique. Auto publier ne signifie pas être seul, et promouvoir votre livre est une affaire de méthodes.  Publier, et promouvoir ne doivent pas être bâclés, ou réalisés sans bénéficier de bons conseils.

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